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Association des intervenants en toxicomanie du Québec inc. |
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La
disparition de l'OPTAT avait laissé un grand vide. On
sentait le besoin d'avoir une voix, un porte-parole... On n'avait
pas d'argent, pas de secrétariat et on essayait de convaincre
les gens de l'importance de se regrouper. On avait l'air un
peu hurluberlu. On a travaillé d'arrache-pied et graduellement
c'est devenu un carrefour. Claude Arsenault, président 1977-1980 |
Par le biais du support financier de Santé et Bien-être social Canada, un premier secrétariat permanent est formé. Suivront alors quelques années consacrées à établir les bases de l'association et à recruter des membres répartis à la grandeur de la province.
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Je
me souviens encore de la camaraderie de cette époque-là.
Des efforts consentis pour faire connaître l'association.
Il fallait construire, tout construire... |
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Puis, en 1983, l'association, jusque-là uniquement accessible aux établissements, s'ouvre officiellement aux membres individuels. Bénévoles, toxicomanes réadaptés et intervenants d'origines diverses gravitent désormais autour de l'AITQ nouvellement installée dans ses locaux de Montréal. Des gens d'horizons multiples, répartis sur l'ensemble du territoire québécois et qu'il faut tenir informés. Quoi de mieux qu'une publication pour le faire? C'est en 1983 que L'intervenant, la revue de l'association, fait ses premiers pas.
À ce moment-là, l'AITQ s'est ouverte à tout le monde et plus seulement aux centres d'intervention publics. Elle a connu un véritable éclatement du membership.
Guy Charpentier, président 1981-1984
Puis, peu à peu, en dépit des façons de faire différentes et des divergences d'opinions entre les membres, les intervenants du milieu communautaire occupent une place grandissante au sein de l'association, tout comme les responSables des programmes d'aide aux employés en entreprise. L'AITQ amorce alors définitivement ce que d'aucuns appellent aujourd'hui l'une de ses plus importantes phases de transformation.
C'était
un moment de grande turbulence pour l'association. Il fallait faire
un nécessaire arrimage entre les intervenants du privé
et du public et ceux du communautaire. Cela a été
difficile, mais on a finalement appris à s'apprécier
et à reconnaître l'importance de la divergence dans
l'intervention auprès des clients.
Pierre-Paul
Lachapelle, président 1984-1985
La Commission Rochon sur la santé et les services sociaux au Québec bat son plein. D'organisme d'information, l'AITQ se positionne définitivement comme un organisme de représentation et fait valoir sa position aux commissaires, conjointement avec le Groupe de recherche appliquée sur les psychotropes (GRAP). Dès lors, faire reconnaître la toxicomanie comme une priorité pour les décideurs devient le principal moteur des actions de l'association.
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Nous
avons travaillé fort pour faire de la toxicomanie une
priorité et je pense que ça a fonctionné.
Au moins maintenant on en parle. Jean Dufresne, président 1985-1987 |
Un exercice de reconnaissance et d'ouverture à la communauté se matérialise notamment par un échange international avec trois associations européennes d'intervenants semblables à l'AITQ, réciproquement situées en France, en Belgique et en Suisse. Échange duquel naîtra le projet d'un colloque international que l'AITQ tiendra à l'automne 1987.
| Nous
voulions que l'AITQ soit plus qu'un organisme de consultation,
qu'il soit un organisme de représentation. Nous voulions
en faire un interlocuteur incontournable en toxicomanie au Québec. Claude Giroux, président 1987-1989 |
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Avec ses dix ans bien sonnés, l'AITQ est plus que jamais active sur la scène publique et politique. Rapport déposé au Comité Harnois sur la santé mentale, recommandations sur la réglementation de la publicité des boissons alcoolisées, représentations auprès du gouvernement en ce qui a trait aux orientations ministérielles devant être rendues publiques..., les dossiers sont légion.
L'implication publique de l'association atteint des sommets avec les recommandations avancées autour du Comité Bertrand et le dossier des normes de qualité amené par la multiplication des maisons de réadaptation privées.
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Le
Rapport Bertrand a été une étape marquante
en toxicomanie au Québec. On a multiplié les journées
de consultation. Tout était en mouvement. Michel Poirier, président 1989-1990 |
Parallèlement à sa présence accrue sur la scène publique, l'AITQ éprouve le besoin de stimuler davantage la participation des membres dans les différentes activités mises au programme. Un effort particulier est alors consenti pour rejoindre les gens à l'extérieur des grandes régions métropolitaines. Désormais, les colloques seront organisés en région, puis en alternance entre Montréal et Québec.
| L'AITQ
a complètement changé son fonctionnementi nterne
pour s'ouvrir davantage aux gens, aux préoccupations
de ses membres. Le mot d'ordre était clair, il fallait
favoriser la participation de tout le monde. Michel Drolet, président 1990-1994 |
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Plus encore, soucieuse de valoriser et de souligner les efforts de ses membres, l'association crée deux prix honorifiques. Ainsi naissent, en 1992, le Prix Ubald Villeneuve et le Prix Jeanne-d'Arc Bouchard. Symbolisés par la Rose des Sables, les prix visent respectivement à souligner, soit l'apport d'un établissement ou d'un organisme, soit la contribution de certains individus à l'univers de la toxicomanie.
Depuis 1992, l'association menait des travaux et des consultations auprès de ses membres sur les normes de reconnaissance pour les centres de réadaptation privés. En 1992, le ministère de la Santé et des Services sociaux s'intéresse au dossier et invite l'association à travailler avec lui sur le contenu d'éventuelles normes de reconnaissance pour les organismes offrant des services d'aide et de soutien aux personnes alcooliques et toxicomanes. Un défi que relève l'association et qui se poursuit encore aujourd'hui à travers un programme de formation mis sur pied et encore offert aux intervenants.
À l'image de la majorité des organismes ou institutions au sein desquels oeuvrent ses membres, l'AITQ traverse aussi à l'époque une zone de turbulences importante au niveau financier. Les subventions ayant été réduites de moitié, il faut entièrement revoir le fonctionnement de l'organisation. Des mois de travail plus tard, installée dans ses nouveaux locaux de Longueuil, l'association est toujours sur les rails, offrant plus de services que jamais à ses membres.
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Malgré
les circonstances difficiles dans lesquelles nous avons dû
travailler, les fous rires ont été nombreux, la
bonne humeur était au rendez-vous et en bout de ligne,
la visibilité et la crédibilité de l'association
aussi. Michelle Desrosiers, présidente 1994-1996 |
Prise au coeur d'un réseau en pleine mutation, l'association poursuit encore aujourd'hui ses interventions, à l'affût, voire même à l'avant-garde, de ce qui pourrait être les enjeux en devenir de la toxicomanie au Québec. Elle inaugure, en novembre 1997, un site Internet devant contribuer à faire circuler l'information, tant auprès de ses membres que de la population en général.
| Il
faut favoriser l'accessibilité à l'information
pour nos membres et d'un autre côté la promotion
de leurs propres services auprès des différents
intervenants et de la population en général. Il
faut non seulement se tenir au courant, mais aussi renseigner
les décideurs avec des données réelles
sur ce qui se passe. Mario Lévesque, président 1996-2000 |
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En partenariat avec l'Université de Sherbrooke, l'AITQ met de l'avant un programme de formation continue destiné aux intervenants oeuvrant dans les différents domaines reliés à la toxicomanie.
L'AITQ participe activement à l'impantation des normes de certification des organismes privés ou communautaires intervenant en toxicomanie et offrant de l'hébergement.
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Après
25 années d'existence l'AITQ aura su se démarquer
et démontrer à ses membres combien il lui tient
à coeur de les servir adéquatement, que ce soit
par la prestation de services professionnels et de qualité,
des études et publications de premier intérêt
ou des formations sur des sujets à la fine pointe de
l'actualité dans le domaine de la toxicomanie. Lucie Laniel, présidente 2000-2002 |
Après une expérience des plus positives avec le partenariat pour la formation continue, l'AITQ signe, en 2003, un protocole d'entente avec le Service de lutte aux infections transmissibles sexuellement et par le sang du ministère de la Santé et des Services sociaux pour la réalisation d'activités de promotion et de prévention auprès des détenus provinciaux et des utilisateurs de drogues par injection.
| Un regard sur le passé nous confirme que l'Association doit poursuivre son engagement social, ses critères de fonctionnement rigoureux, sa recherche de partenariat et de collaboration et son respect des diversités. Lynda Poirier, présidente 2002-2005 |
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Cette fin d’année 2006-2007 revêt un caractère particulier parce qu’elle annonce un anniversaire important pour l’AITQ qui célèbrera en novembre prochain son trentième anniversaire. Beaucoup de travail a été fait pour produire des outils qui contribueront à vous aider dans votre travail quotidien. Nous convenons qu’il reste encore du travail à faire et nous voulons que les fruits de ces efforts vous soient utiles dans vos pratiques respectives. Pierre Vachon, président 2005-2007 |
| Ces quelques cinq années au conseil d'administration furent pour moi un enrichissement personnel incroyable que je ne pourrai oublier. Les efforts ne sont pas ménagés pour mener à bien les divers engagements. De plus le rayonnement de notre association a continué et est voué à grandir dans l’avenir, que ce soit par des prises de positions ou d’autres moyens.Le dynamisme et la frénésie entourant l’association, quand on y est impliqué plus directement, me rassurent quant à sa pérennité. Steeve Poulin, président 2007-2009 |
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L'association s'est fait entendre dans différents dossiers d'actualité, entre autres les services d'injection supervisée, le processus de certification des ressources avec hébergement en toxicomanie et le projet de jeux en ligne de Loto Québec. Elle doit poursuivre ses efforts afin de demeurer forte et active dans le monde des dépendances. Nous ne dirons jamais assez comment le membership est important dans la structure d'une association professionnelle. Je vous invite, par le biais de l'AITQ, à garder l'intervention en dépendance active, humaine et rigoureuse. Myriam Laventure, présidente 2009-2010 |
| Dernière modification :
15-10-2009 11:49 AM
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